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Un étudiant contestataire

 

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Rabelais

Pantagruel

XVI

Introduction

Texte à la couleur très locale. Il décrit très bien l'ambiance, une ambiance très pittoresque… C'est une grande ville (ville décor), la ville des voleurs, des aventuriers. Le ton du texte est impertinent. Il s'agit d'un portrait d'un étudiant : Panurge. C'est un étudiant attardé, farfelu, voyou et impertinent… contestataire !

Lecture

1. Portrait physique et moral de Panurge (l.1-11)
2. Les méfaits de Panurge, dans une gradation ascendante (l.12-30)
Conclusion

1. Portrait physique et moral de Panurge

l.1 et 2 portrait physique classique, normal. Il est " moyen ".
forme de son nez aquilin (bec d'aigle)
comparaison de son nez avec des armes blanches. Cette comparaison est plaisante mais pas innocente…
il a 35 ans !!! éternel étudiant… c'est un fumiste.
Ce portrait est assez ironique.
l.4 " un peu " euphémisme (atténue une vérité forte)
l.6 pauvreté : maladie + chanson. Il n'avait pas un sou.
Tonalité plaisante dans le ton du personnage.
Transition : la pauvreté entraîne son portrait moral…
C'est un voleur !
" larcin " pléonasme. (furtivement)
" honorable " antiphrase
l.9 accumulation de professions pas catholiques…
" batteur de pavés " syn de voleur
" larron " > filou ! évoque le péché du vol et fait référence à l'évangile.
l.10 " au demeurant " ces amis l'aiment bien et le lecteur aussi. C'est un " bandit sympathique " (comme Arsène Lupin)
Par contraste, le gentil a le mauvais rôle.
l.11 " sergents " forces de l'ordre.
C'est un joyeux farceur, un éternel gamin !

2. Les méfaits de Panurge

Il a besoin de complices. Il va chercher des " bons rustres ".
" jurer comme un Templier " : ordre religieux et militaire né pendant les croisades, création de banque, aide de l'économie et de l'agriculture.
Jacques de Molay est mort sur le bûcher. Le personnage de Panurge est anticlérical, il se révolte contre l'Eglise et l'enseignement. Ici, c'est donc une vive critique de l'Eglise et du collège. Œuvre typiquement humaniste, en réaction contre le Moyen-Age. Education est un thème très important.
Il va faire une farce. Elle est longuement expliquée et détaillée.
l.14 préparation de la farce.
" montagne " essentielle pour la réussir
l.15 " westerns " fait penser aux daltons, technique ancienne. 2pée en métal.
l.16-17 reprise du CCtemps et longue phrase.
Explication matérielle de la technique utilisée par Panurge.
l.18-19 " pauvre " peuvent se faire du mal. Rabelais se permet de juger cet étudiant.
Il y a un peu d'exagération : Rabelais alterne ironie et apitoiement.
" comme porc " rire + danger (fuite)
l.19 fin de la farce : il s'enfuit pour échapper aux soldats.
Il doit maintenant se cacher, c'est le dernier acte de sa farce. C'est facile car il connaît Paris comme sa poche).
Paris est plein de passages secrets, de rues étroites, d'astuces…
" il connaît mieux sa prière " antiphrase, et encore une critique de la religion.
Mais cela ne lui suffit pas : 2° farce !
Celle ci est plus brève.
Il n'a pas besoin de compagnon, mais cette farce est plus méchante, cinique et même dangereuse.
" un ergot de seigle " souligne la méchanceté de Panurge.
l.26 farce moins méchante mais plus blessante et humiliante.
Elle ne concerne pas les forces de l'ordre.
Panurge a un sentiment de jalousie contre les autres étudiants qui ont réussit, ce qui n'est pas son cas. Il y a de l'amertume : il n'assume pas son choix, ses bêtises… encore un jugement défavorable de Rabelais envers son personnage !
l.26 " pauvre, persécuter " il les pourchasse avec malveillance.
l.28 " méchant, méchanceté "
Il cherche à les ridiculiser.

Conclusion

On peut comparer ce texte avec " un original " de Diderot, pour la marginalité de la ville. Ici, Paris est un décor très pittoresque, fait de marginaux du début du 16°s encore marqués par le M-A. La ville n'est pas seulement un décor : elle est aussi un cadre de vie, et aussi le théâtre de méfaits : c'est le cadre idéal pour les " vilains ", il peuvent se cacher dans des petites ruelles. On découvre ainsi que les ville est aussi la maison des marginaux, des SDF… particulièrement dans ce texte, ou la ville est une occasion pour Panurge de s'amuser et de voler. Ce texte traite plutôt de l'épicurisme que de la délinquance…
(rappelle Gavroche dans les misérables ?)

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Dernière mise à jour :

 17/05/04