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Une capitale

 

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Stendhal

Le Rouge et le Noir

1890

Introduction

C'est une grande œuvre Romantique car Julien Sorel est le parfait héros Romantique :
- décalage entre plusieurs milieux
- décalage dans les opinions politiques (bonapartistes)
Référence à cette célèbre citation de Musset : " venus trop tard dans un monde trop vieux ". Julien Sorel est un romantique ambitieux, il veut s'élever socialement. C'est un roman d'apprentissage.
Sorel suicidaire sera exécuté, dans la lignée de René (Chateaubriand) qui se suicide. Il y a attirance pour la mort.
Au départ, petite ville Verrières imaginaire, puis Besançon, et Paris : gradation ascendante. La focalisation (point de vue narratif) est interne : il s'agit du regard d'un petit paysan qui découvre une grande ville.
Stendhal est un romantique réaliste qui est en avance sur son époque. Il préfigure Zola et Maupassant.
Cet extrait est composé de 5 paragraphes dont la longueur est de plus en plus importante : gradation ascendante. On a l'impression de zoom : d'abord une vision large puis très gros plan. C'est de plus en plus détaillé, l'image se rétrécie. La ville, les bâtiments, les rues, le café et enfin l'intérieur.

Lecture

1. Un vieux rêve de J. Sorel : nostalgie du rouge, de l'armée (l.1-4)
2. Un petit paysan dans une ville bourgeoise (l.5-8)
3. Visite d'un lieu sacré : la citadelle (mot clé) (l.9-15)
4. Le grand café (l.16-23)
5. L'atmosphère du grand café (l.24-33)

Conclusion

1. Nostalgie du rouge

focalisation interne : " il "
lexique de l'inconnu, articles indéfinis : " une montagne lointaine, des murs noirs ".
puis lexique de l'armée et de la guerre : " guerre, sous-lieutenant, régiments, défendre " traduit son goût pour l'armée…
" si " + conditionnel et " soupirant ": traduit en fait un regret de ne pas être rentré dans l'armée !

2. Un petit paysan dans une ville bourgeoise

focalisation zéro, narrateur omniscient, changement brutal.
Rupture de ton, remarque géographique sur Besançon.
Puis une remarque péjorative sur J. Sorel : phrase avec 2 négations : " ne que " et " ne aucun ". " qu'un petit paysan " péjoratif.
Il prend du recul et remet J. Sorel dans sa classe sociale, à sa place.
C'est le leitmotiv du petit paysan qui a voulu sortir de sa classe sociale.

3. La citadelle, un lieu sacré

Retour progressif à la focalisation interne.
" habit bourgeois " de rigueur pour se présenter au séminaire.
Rôle des vêtements au 19s très important car situe socialement : apparence.
" plein de l'histoire " J. Sorel aime l'histoire, il connaît sans doute pas mal de choses.
Lexique de l'armée : " pont-levis, remparts, sentinelles, génie militaire "
" s'enfermer " assimile la religion à une prison (pas de libertés)

4. Le grand café

l.17 on arrive au grand boulevard
emploi du + que parfait traduit un changement : on remonte dans le passé.
l.16 rythme ternaire : on voit la longueur des rêves de JS.
Ellipse temporelle : il est transporté d'un endroit à un autre.
l.19 grand choc : " admiration " il est ébahit de voir un café si grand… il relit le mot café. A l'époque un café est un lieu de consommation, de discutions et de jeu.
Thème de la grandeur car champs lexical du " grand " : " grand café, gros caractères, immenses portes " et dimensions de la salle.
Courage de JS montré par " fit effort " et " osa "
l.22 " se trouva " évocation de la surprise.
L23 " enchantement " reprend " admiration " vocabulaire plutôt enfantin… évoque le rêve, la magie. JS se sent comme un enfant ?

5. L'atmosphère du grand café

Il s'agit de ce que voit JS : c'est son observation, donc une focalisation interne.
Emploi de l'imparfait qui est le temps de la description au passé. Il y a des mouvements toutefois.
Scène d'atmosphère autour des billards : sensations visuelles et auditives sur les joueurs : ils fument, ils crient, jouent…
JS ne doit pas comprendre beaucoup de choses : " tout attirait l'attention de Julien " il essaie de comprendre ce que les autres font. Sans doute il n'a jamais joué au billard.
C'est une vision pittoresque : atmosphère floue avec de la fumée.
l.27 accumulation, rythme plutôt soutenu décrit la stature, épaules et démarche. Détails physiques donc.
l.28 description de l'habillement.
L28 " tout attirait l'attention de Julien " c'est un émerveillement général de JS.
l.29-30 style indirect libre, c'est ce que pense Julien.
Il pense des choses plutôt fausses : plus grands que lui3…
Lexique de l'admiration l.29 et 30
Contraste entre lui qui est figé, plein d'admiration et le mouvement, le chahut des autres.
l.31 hyperbole : il voit tout en grand : " immensité et magnificence "
l.32 mais timidité, car très impressionné : " il ne se sentait nullement le courage de… "
l.33 il confond les garçons de café avec les joueurs ! conséquence de son émerveillement, il n'est plus lucide…

Conclusion

Pour JS la ville est un décor pittoresque, objets de rêveries, de convoitise, d'admiration et d'imagination. C'est un symbole pour lui car la citadelle rappelle la vie militaire, sa nostalgie du rouge.

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Dernière mise à jour :

 17/05/04